Puno

Llachón — península de Capachica

Llachón, presqu'île de Capachica

Llachón — península de Capachica — photographie
Photo : BrunoLocatelli CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

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Llachón n'est pas une île : c'est un village au bout de la **presqu'île de Capachica**, sur la rive nord du lac, à une heure et demie de route de Puno. Et c'est l'alternative à connaître si les excursions en bateau bondées ne vous tentent pas.

Le village vit de l'agriculture en terrasses, de la pêche et, depuis les années 2000, d'un tourisme communautaire organisé par les familles elles-mêmes. On y dort chez l'habitant, dans des chambres souvent plus confortables que sur les îles, avec vue sur l'eau. On y mange ce que produit la presqu'île. Et l'on peut en repartir en bateau vers Taquile ou Amantaní, ce qui permet de combiner sans refaire l'aller-retour depuis Puno.

Ce qu'on y trouve tient en trois choses.

**Des plages.** Le mot surprend à trois mille huit cents mètres, mais la rive nord en compte plusieurs, de sable clair, désertes la plupart du temps. L'eau est à une dizaine de degrés — on s'y baigne peu, on s'y assoit volontiers.

**Des terrasses.** Les versants de Capachica sont façonnés en gradins cultivés, un paysage entièrement construit, entretenu depuis des siècles pour retenir la terre et l'eau. C'est le même principe qu'au Machu Picchu ou à Paucarpata, à ceci près qu'ici il est ordinaire et toujours en usage.

**Un rythme.** C'est le principal argument. Pas de flux de visiteurs, pas de démonstration organisée, pas de boutique de souvenirs à la descente du bateau. On marche, on aide éventuellement aux champs si on le propose, on regarde le lac.

La presqu'île a aussi son costume, différent de celui de Taquile : les femmes de Capachica portent un chapeau à larges bords orné de fleurs brodées, et une jupe très colorée. Vous le remarquerez tout de suite si vous arrivez un jour de marché ou de fête.

Pratiquement : on y accède en combi depuis le terminal zonal de Puno, avec un changement à Capachica, ou en taxi. Comptez une heure et demie. Les hébergements se réservent par le réseau communautaire du village ou par une agence de Puno ; **ne comptez pas arriver à l'improviste** en haute saison.

Un conseil de bon sens qui vaut pour tout tourisme de ce type : demandez ce dont la famille a besoin plutôt que d'apporter ce qui vous semble utile, et acceptez que le programme soit flou. Ici, l'heure du bateau dépend du vent.