Machu Picchu

Waynapicchu

Huayna Picchu

Ticket séparé requis pour cet emplacement

Altitude : 2693 m

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Le Huayna Picchu, le « jeune sommet » en quechua, est ce pic abrupt qui ferme l'horizon sur toutes les photographies du Machu Picchu. Il culmine à deux mille six cent quatre-vingt-treize mètres, soit environ deux cent soixante mètres au-dessus de la citadelle.

Un point de vocabulaire, d'abord, qui a son importance. Ce nom de « jeune sommet » s'oppose à celui de « Machu Picchu », le « vieux sommet », qui désigne à l'origine la montagne située de l'autre côté. Or une étude publiée en 2022 par l'historien péruvien Donato Amado Gonzales et l'archéologue Brian Bauer a montré, documents coloniaux à l'appui, que les Incas appelaient très probablement la cité elle-même « Huayna Picchu ». Autrement dit : le nom que porte aujourd'hui cette montagne était peut-être celui du site tout entier, et l'usage actuel remonte seulement à Hiram Bingham.

Ce qui frappe en montant, c'est que les Incas ont bâti là-haut. Le sentier est en grande partie un escalier de pierre taillé dans la paroi, et le sommet porte des terrasses et des structures rituelles perchées dans le vide. Sur le versant nord, en contrebas, se trouve le Templo de la Luna, aménagé dans une grotte. Aucune de ces constructions n'avait d'utilité pratique : on ne cultive pas sérieusement sur des terrasses accrochées à un piton, et on n'y loge pas une garnison. Leur seule justification est religieuse — la montagne était elle-même l'objet du culte.

La tradition orale locale veut que des prêtres aient résidé au sommet et redescendu chaque matin annoncer le lever du jour. C'est un récit transmis, pas un fait documenté, mais il correspond bien à ce que l'on sait de la place des sommets dans la religion andine.

Côté pratique, l'accès est contingenté : quatre cents visiteurs par jour au maximum, répartis en créneaux, avec un billet spécifique et un poste de contrôle dédié qui n'accorde aucune tolérance d'horaire. L'ascension demande environ quarante-cinq à soixante minutes pour la portion la plus courte. Le sentier est étroit, très raide, exposé par endroits, et équipé de câbles ; sa section la plus abrupte est surnommée l'escalier de la mort — une expression qui décrit la pente, pas un historique d'accidents. À déconseiller franchement si le vide vous met mal à l'aise.