Mundo Alpaca
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Mundo Alpaca est une halte inattendue au milieu du centre historique : un jardin où paissent des alpagas et des vigognes vivants, doublé d'un petit centre d'interprétation sur la fibre andine. L'entrée est libre.
Commencez par le jardin, où les animaux vivent en semi-liberté. C'est l'occasion d'apprendre à distinguer les quatre camélidés sud-américains, ce que presque personne ne sait faire en arrivant au Pérou. Le **lama** est le plus grand, avec des oreilles recourbées en banane ; c'est une bête de bât, domestiquée depuis des millénaires. L'**alpaga** est plus petit, plus rond, couvert d'une toison dense — c'est l'animal à laine par excellence. La **vigogne** est la plus fine et la plus élancée, de couleur fauve : elle n'a jamais été domestiquée, elle est protégée, et sa fibre est l'une des plus chères du monde. Le **guanaco**, plus rare ici, est l'ancêtre sauvage du lama.
Passez ensuite à la partie textile, qui est la vraie raison de venir. On y suit la chaîne complète : le tri de la toison brin par brin selon la finesse, le lavage, le cardage, la filature, la teinture, puis le tissage. Des artisanes travaillent sur place sur des métiers traditionnels, et l'on peut s'arrêter les regarder aussi longtemps qu'on veut.
Retenez un chiffre pour comprendre les prix que vous verrez ensuite dans les boutiques : la finesse d'une fibre se mesure en microns. Une laine de mouton ordinaire tourne autour de trente microns, un bon alpaga autour de vingt, un baby alpaca autour de dix-huit, et la vigogne descend sous les treize. Plus la fibre est fine, plus elle est douce, rare et chère. Cette échelle explique des écarts de prix qui paraissent absurdes sur l'étal d'un marché.
Cette connaissance est directement utile. Beaucoup de ce qui se vend comme « alpaga » dans les rues touristiques est en réalité de l'acrylique ou un mélange. Après une demi-heure ici, vous saurez reconnaître au toucher une vraie fibre d'une imitation — ce qui vaut largement le détour avant tout achat.
Comptez trois quarts d'heure. C'est aussi, accessoirement, l'un des rares endroits du centre qui plaise autant aux enfants qu'aux adultes.